Si vous m’appelez pour la première fois et que je ne décroche pas, ce n’est pas contre vous. C’est le résultat de plusieurs années d’escalade contre le démarchage téléphonique – et c’est aujourd’hui la seule méthode qui fonctionne vraiment sur mon portable android (pour le fixe, c’est réglé : je n’en ai plus depuis 20 ans !)
Bloctel, tri manuel, vérifications : rien n'a suffi
Comme beaucoup, j’ai commencé par m’inscrire sur Bloctel, le service public censé limiter le démarchage commercial. Des années plus tard, le constat est sans appel : ça ne change rien. Les appels continuent, simplement depuis des numéros différents chaque fois.
J’ai ensuite essayé une approche plus fine : ne décrocher que lorsque le numéro avait l’air « normal » : un numéro géographique français, sans rien de suspect à première vue. Cette méthode a fonctionné un temps, jusqu’à ce que les plateformes de démarchage commencent à utiliser massivement des numéros qui ressemblent à n’importe quel numéro local. Résultat : impossible de distinguer un vrai appel d’un faux à la simple lecture du numéro.
J’ai alors basculé sur une méthode plus laborieuse : laisser sonner, puis vérifier le numéro sur le site de l’ARCEP pour savoir s’il appartenait à un plan de numérotation connu pour le démarchage. Une méthode qui fonctionnait, mais partiellement : les entreprises, ne respectant pas leur obligation de s’enregistrer comme démarcheurs, utilisaient des numéros classiques réservés aux particuliers, impossibles à repérer par ce biais.
Les applications de filtrage : mieux, mais pas suffisant
J’ai activé les filtres anti-spam intégrés à l’application de mon opérateur Orange. Une amélioration réelle, mais loin d’être complète : une part importante des appels indésirables continuait de passer.
J’ai donc installé Préfixe Bloqueur, une application française qui s’appuie sur la base de l’ARCEP recensant les préfixes attribués au démarchage. J’ai complété cette base en ajoutant manuellement les indicatifs téléphoniques dont on trouve facilement la liste en ligne. Avec ce double filtrage, très peu d’appels indésirables passent encore à travers les mailles du filet. Et quand l’un d’eux passe malgré tout, je bloque purement et simplement le numéro complet et le déclare indésirable sur mon téléphone.
préfixes à bloquer dans toute application
La décision radicale : ne plus décrocher même en cas de doute
Mais le vrai changement n’est pas venu d’une application supplémentaire. C’est une décision plus simple, et plus efficace que tout le reste combiné : je ne réponds plus aux numéros que je ne connais pas, ni aux numéros masqués. Point final.
Sur mon répondeur, un message clair indique que si l’appel correspond à une demande réelle, la personne peut laisser un message vocal ou un SMS, et que je la recontacterai. Cette simple règle a tout changé. Les démarcheurs, par définition, ne laissent jamais de message. Le filtre se fait donc tout seul, sans application, sans vérification, sans y penser. Et les tentatives sont drastiquement réduites grâce au blocage des préfixes fait en amont.
Ce que ça signifie si vous m'appelez pour la première fois
Si vous essayez de me joindre et que je ne décroche pas immédiatement, ne le prenez pas pour un désintérêt. C’est simplement que votre numéro n’est pas encore dans mon répertoire. Un message vocal ou un SMS suffit, et je recontacte rapidement.
Une fois que votre numéro est enregistré, plus aucun souci : je décroche normalement, sauf si je suis en plein travail ou hors de mes horaires – ce qui, à ce moment-là, ne dépend plus du filtrage mais simplement de ma disponibilité, comme pour n’importe qui.
Cette organisation me permet de rester concentrée sur mon travail sans être interrompue toutes les 2 minutes par un appel commercial, et accessoirement, d’éviter aussi les tentatives d’arnaque téléphonique qui se multiplient. Le filtrage des appels n’est pas qu’un confort personnel : pour une activité où la concentration est une ressource précieuse, c’est devenu une nécessité.
